Sans carte orange, c’est la carte rouge

Après la guerre de 2008, mon mari avait des problèmes en Géorgie. En 2009 il est parti, il est venu ici, en Belgique. Et après 2 ans, 2011, je l’ai rejoint ici…
la première fois qu’on a demandé l’asile, ils m’ont donné une carte orange, excuse moi pour mon français, l’assistante sociale elle payait pour nous l’école, j’ai commencé à étudier. Mais après 3 ou 4 mois, comme c’était fini , ils m’ont donné une réponse négative (office des étrangers) Après j’ai du arrêter l’école et tout. Pas de CPAS, pas d’allocations familiales, rien du tout.

Extrait d’une interview réalisée par Edith Bertholet et Cécile Lecuyer dans le cadre du Projet « Action culturelle commune en faveur des réfugiés » de la chambre patronale des employeurs permanents des arts de la scène d’expression française.