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"Je ne veux pas travailler avec un singe"

Dionou est d’origine sénégalaise et vis en Belgique depuis plusieurs années. Il travaille au service propreté de sa commune. Il est parfaitement intégré dans son équipe. Un jour, un collègue s’en prend toutefois violemment à lui et le traite de « négro, de singe.  On devrait te mettre dans une cage, t’expédier chez toi ! ». Dionou est très touché de ces propos et en parle à son chef de service mais celui-ci ne réagit pas. Quelques semaines plus tard, ce même collègue réitère des propos similaires et indique « ne pas vouloir travailler avec ce singe ! » Diounou est très affecté par la situation et par l’absence de réaction de son employeur. Il tombe en arrêt de maladie et se sent incapable de reprendre le travail dans un tel contexte.

Mais c'est de l'humour, hein !

Un élève de 16 ans est harcelé par ses camarades depuis qu’il a fait son coming out ; les enseignants ne réagissent pas car «  c’est de l’humour ».

Trop vieux ...

Paul est informaticien et âgé de 55 ans. Il est à la recherche d’une emploi depuis plusieurs années malgré son expérience importante. Il a récemment pris connaissance d’une offre d’emploi dans une société informatique. Son profil (expérience, diplôme requis, …) correspondant aux exigences du poste, Paul s’empresse de postuler. Sa candidature est toutefois rejetée. Paul demande à l’employeur un complément d’explication. A sa grande surprise, l’employeur lui répond qu’ « ils sont à la recherche d’un profil plus junior » et qu’il pourra « difficilement s’intégrer dans leur équipe assez jeune ».

Sans carte orange, c'est la carte rouge

Après la guerre de 2008, mon mari avait des problèmes en Géorgie. En 2009 il est parti, il est venu ici, en Belgique. Et après 2 ans, 2011, je l’ai rejoint ici...
la première fois qu’on a demandé l’asile, ils m’ont donné une carte orange, excuse moi pour mon français, l’assistante sociale elle payait pour nous l’école, j’ai commencé à étudier. Mais après 3 ou 4 mois, comme c’était fini , ils m’ont donné une réponse négative (office des étrangers) Après j’ai du arrêter l’école et tout. Pas de CPAS, pas d’allocations familiales, rien du tout.

Extrait d'une interview réalisée par Edith Bertholet et Cécile Lecuyer dans le cadre du Projet « Action culturelle commune en faveur des réfugiés » de la chambre patronale des employeurs permanents des arts de la scène d'expression française.

Nino

Je ne serais pas capable de travailler avec un Africain !

Mon voisin me voit arriver avec une robe bigarrée. Il me dit que j'aime l'Afrique. Je ne comprends pas. Ce n'est pas vraiment un style africain. Je lui demande pourquoi. Il m'indique qu'il m'a vu passer avec un « Africain » dans la rue. Je souris et je lui réponds que c'est mon chef. Mon voisin s'exclame alors, « quelle horreur, je ne serais pas capable de travailler avec un Africain ». Surprise, je lui demande pourquoi. Il me répond qu'il n'y a pas d'explication, que c'est comme cela, qu'ils ne travaillent pas bien ... Ceci m'interpelle d'autant plus que mon voisin est pakistanais et sans travail...

Exhibitionnisme verbal

Aujourd'hui, dans les transports en commun à Bruxelles, deux hommes sont venus s'asseoir en face de moi et l'un deux a commencé par faire des gestes obscènes à son copain pour mimer un viol ou en tout cas un rapport sexuel violent. Ensuite il a commencé à parler de choses sexuelles en essayant de les maquiller avec un vocabulaire alimentaire, c'est à dire, "j'ai envie d'un bonne grosse saucisse chaude de 30cm et de la fourrer bien profond dans une gorge" ou encore "j'ai envie de brouter de la salade, de lui enlever le trognon et de bien enfoncer dedans pour qu'elle dégouline d'huile" et encore "j'aime manger des petits os de poulet et de bien nettoyer avec ma langue et de venir la passer dans le petit trou et de bien lécher"... vous pensez probablement que j'invente mais ce que je viens d'écrire n'est pas le quart de ce que j'ai du entendre pendant tout le trajet que j'ai dû faire avec eux en face de moi. Bref, il le faisait exprès pour que je l'entende, que je sois mal à l'aise et peut-être que je réagisse. Je n'ai rien fait, rien dit, d'une part je regardais par la fenêtre, d'autre part je devais parfois répondre à un sms sur mon gsm donc j'étais "occupée". Mais j'ai vécu cela comme un exhibitionnisme verbal, une personne empiétait sur mon espace sonore personnel avec ses obscénités, un peu comme qqn qui écoute sa musique avec son gsm sans mettre ses écouteur, sauf que c'était clairement sexuel et que ça m'était destiné. Que devais-je faire? Réagir? Pour dire quoi? Il voulait que je réagisse, c'est certain, sûre de cela je n'ai pas voulu le faire, mais il m'a dérangé donc j'aurais dû faire qqch. En tant que femme j'ai réagi comme d'habitude, comme on nous l'apprend, à savoir faire comme si de rien n'était. C'est un automatisme chez nous les filles. On repère qqch qui ne va pas mais on nie. Dès le moment où ils se sont assis en face de moi je savais qu'ils étaient bizarres mais j'ai nié. Parce que si il fallait réagir à chaque fois qu'il se passe qqch de bizarre dans les transports en commun je ne sortirais plus de chez moi. J'aurais dû aller parler au conducteur et lui dire que deux hommes m'importunaient...

Aziza

Oh, votre prénom, c'est de qu'elle origine?

Mon compagnon cherche du travail très régulièrement...il en trouve souvent mais pas ce qu'il aimerait ni a son niveau d'étude..... Ses origines maghrébines ne seraient pas étrangères a cela car on lui demande très souvent quelles sont ses origines...il vit la chose tellement mal et depuis sa naissance (il est né a Bavière) qu'il pense même a changer de nomcar il n'en pleut plus.....

Pas tous égaux

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Lors d'une nouvelle inscription au Forem, la file d'attente pour atteindre l'accueil, était d'une longueur impressionnante. Je regardai sans regarder les personnes qui me précédaient, nous étions tous pareils, tous dans la même galère, tous en attente tous las d'être là. Le monsieur à l'accueil, lui était d'une humeur massacrante, je l'entendais parler à très haute voix, il criait parfois " il faut votre document d'identité"! "votre numéro national!" "C'est pour quoi exactement?", "Je vous demande votre numéro!" en accentuant chaque fois sur la fin de ses mots. Je commençais à le trouver assez désagréable et j'appréhendais mon passage à sa hauteur. Et pourtant lors de mon "interrogatoire" il me parla d'un ton très doux, limite mielleux, j'étais, je dois l'avouer, un rien déconcertée, un peu rassurée et apaisée.Il me sourit en clignant de l’œil et me donna mon numéro. Dans la salle d'attente, un visage familier, ma copine Y, une sympathique cap-verdienne, qui chante le fado comme elle seule. Elle me raconta que tout comme moi, elle n'avait plus de travail et qu'elle était là, depuis presque deux heures. J'enlève donc me veste et me prépare à attendre avec patience. Il ne se passe pas plus de 10 minutes et mon numéro apparaît sur tous les écrans, je suis stupéfaite! Ma copine me regarde avec un grand air interrogatif, puis me demande: Tu ne devais pas t'inscrire? Je la regarde en hochant positivement la tête. Elle me dit avec un grand sourire : Et ben! C'est peut-être parce que t'es la seule visage pâle! Il s'est pas rendu compte que t'es rouge hahahaha. Elle faisait référence à mon continent d’origine. Là, je regarde autour de moi et effectivement j'étais fort pâle. En une fraction de seconde, mes joues sont devenues rouges, de honte et ensuite de rage.

ORTEGA

"Les réunions, c'est quand même mieux sans les femmes !"

Lors d'une réunion, deux personnes n'étaient pas en accord sur la façon d'avancer. L'ambiance était assez tendue, pour tout le monde. A tel point qu'un homme a même commencé à crier et à dire des insanités. Pourtant à la fin de la réunion, un autre homme, se trouvant sans doute très marrant, a conclu : "Les réunions, c'est quand même mieux sans les femmes !"

Tu n'es pas blanche, t'es une nounou !

Je dépose mon fils à l ecole (dans le 92200), il a tout pris de son père, blond, blanc... (je suis d' origine africaine)... et on me fait la remarque, vous venez chercher les enfants de qui ? Ben, le mien ... ah bon, c'est le vôtre, il n'y a pas beaucoup de ressemblances ....et ça a duré quelques temps. Je suis black, l enfant est blanc, donc, suis la nourrice.

Natacha

En voiture

Je suis dans ma voiture. Un véhicule de police me dépasse. L’agent qui ne conduit pas baisse sa vitre. Je fais de même pour m’entendre dire : « Tu l’as volé où ta bagnole ? ». Avant de s’esclaffer.

Je m'appelle Louis

Je m'appelle Louis et je suis policier dans une zone de police locale en Wallonie (en zone rurale). J'ai été "outé" par un collègue qui a appris que j'étais gay ...

Louis

"C'est toujours les arabes qui veulent frauder"

Un maghrébin, doit monter dans un autobus où l’on fait la file pour pointer. Il attend son tour, mais au moment où il peut enfin le faire et met sa carte dans la pointeuse, le chauffeur s’adresse à lui de manière désagréable, lui reprochant d’avoir voulu resquiller, et que ce n’est qu’à son approche que le requérant a fait mine de valider sa carte. Ce que conteste formellement le requérant. Le ton monte et le chauffeur fait appel à la police tout en disant pis que pendre des Arabes, que ce sont toujours eux qui veulent frauder, etc. Dès l’arrivée des policiers, le requérant est immédiatement appréhendé et menotté sans qu’il ait pu d’abord être entendu et donner sa version des faits

Harcèlement au travail

Madame X, d’origine congolaise, travaille comme aide-soignante dans une maison de repos et de soins. Elle est très courageuse et va au cours du soir pour devenir infirmière. Après avoir reçu son diplôme, elle postule pour le poste d’infirmière, qui est devenu vacant, et est engagée. A partir de ce moment, elle suscite la jalousie des autres aides-soignant(e)s, qui commencent à la harceler car ils ne supportent pas de recevoir des ordres d’une infirmière noire. L’infirmière finit par déprimer de toujours devoir subir en silence toutes ces mesquineries ainsi que le silence de la direction, qui minimise et ne veut pas intervenir concernant ces enfantillages. Elle est contrainte de se mettre en incapacité de travail sur ordre de son médecin traitant. En fin de compte elle postule pour une autre maison de repos, qui l’engage aussitôt.

Equivalences

Quand je suis arrivée, j'avais l'impression que personne n'avait besoin de moi, malgré que derrière moi j’avais des expériences de travail. J’ai fait l’université, j’ai fait le droit et l’impression qu’il faut absolument apprendre la langue pour se débrouiller, pour trouver une place.

Et puis je me suis rendue compte aussi qu’avec ma profession je n’arriverai pas à vivre ici. Parce que c’est difficile de jouer avec la vie ou l’avenir des gens autres, j’étais juriste générale. Je pouvais travailler partout dans mon pays et ici non. Je pouvais mais je n’avais pas beaucoup de temps, il fallait faire encore un peu des études pour avoir l’équivalence de mon diplôme. Et moi, je n’avais pas le temps parce que j’avais les enfants et il fallait leur montrer aussi qu’il faut se battre, c’était important ... Et puis ce qui était dur pour moi, c’est que mes enfants ils ont eu besoin de moi dans leurs études et moi je n’étais pas présente parce que je ne savais pas assez le Français. Ca me fait quelque chose encore tu vois, c’était difficile. En fait pour que mon enfant étudie, ce que je faisais, on prenait le manuel, le livre en français, on faisait la traduction en anglais, de l’anglais au russe et du russe je faisais la traduction en géorgien pour qu’il étudie. Il fallait passer par 4 langues pour qu’il m’explique la consigne, puis par 4 langues pour que je lui explique l’exercice. Il n’y avait pas de dictionnaire français – géorgien.
L’ainé il a terminé le commerce extérieur, le cadet est graphiste. Mais on n’a pas trouvé le boulot de leurs professions. Ils travaillent chez Quick, tous les deux. Malgré que l’ainé, il parle géorgien, français, anglais, russe et un petit peu l’allemand. Je pense que c’est compliqué pour tout le monde, ce n’est pas que pour les étrangers, pour les belges aussi. Pour tout le monde. Je pense que c’est le gouvernement aussi, c’est lié.

Extrait d'une interview réalisée par Edith Bertholet et Cécile Lecuyer dans le cadre du Projet « Action culturelle commune en faveur des réfugiés » de la chambre patronale des employeurs permanents des arts de la scène d'expression française.

Mzia

Homos la haine

De quoi rêve un étranger ?

C’est le printemps. Je me trouve dans un pays magnifique. Il y a les montagnes. Dans les montagnes il y a une grosse cascade qui descend au pied de la montagne. A côté se trouvent les arbres qui fleurissent de couleurs roses. Dans les arbres, beaucoup d’oiseaux chantent des chansons avec des voix différentes. En bas des montagnes, il y a un champ où se trouvent beaucoup de chevaux et d’autres animaux. Ils sont libres et heureux. C’est leur pays, leur maison, leur famille. Ils n’ont peur de personne. Je pense à cette idylle entre animaux et la nature. Comme la vie est belle ensemble !

Pourquoi nous, les gens, ne pouvons-nous pas vivre comme eux dans l’harmonie ? Que doit-on faire pour que notre vie aussi soit belle, calme et heureuse ? Qu’est-ce qui est important pour nous ? La paix ? L’amour ? Ou quelque chose d’autre ?

Alèna

"Pas de fille dans mon atelier!"

Ma fille de 23 ans a repris une formation de chef d'entreprise en boulangerie pâtisserie. A la recherche d'un stage pour l'année, elle se rend chez un patron qui recherchait un apprenti pour l’atelier. Après lui avoir dit "je ne cherche pas de vendeuse" et compris sa méprise, il lui a asséné un "pas question d'une fille dans mon atelier, ça va foutre le bordel avec les ouvriers" ...

Les médecins sont-ils tous des hommes ?

L'endroit où je travaille est signataire de différentes chartes sur la diversité et la lutte contre les discriminations. En cas de maladie, nous devons remplir un formulaire spécifique. Sur ce formulaire il est inscrit "à renvoyer à Monsieur le médecin-contrôle". J'ai écrit à la directrice des ressources humaines il y a presque 3 ans pour lui signaler que ceci était discriminatoire puisque le médecin-contrôle pourrait tout aussi bien être une femme. Après des mois, j'ai reçu une réponse m'indiquant que les versions électroniques allaient être adaptées mais que, pour les exemplaires en format papier, il faudrait attendre que les stocks soient écoulés. A ce jour, ni la version électronique, ni la version papier n'ont subi le moindre changement ....

L'éducation, c'est pas pour tous

Française, en arrivant à Liège, j'ai pris rendez vous avec l'assistante sociale de l'athénée royal de Liège 1 ou Charles Rogier pour trouver conseils et donc solution pour la scolarisation de la fille ainée à ma charge issue de ma première fratrie, alors âgée de 15 ans, française par ses 2 parents, reçue en l'équivalent de la 4° générale. Cette dame m'a demandé la nationalité de cette ado. A ma réponse "française", elle a assuré qu'il n'y avait dans ce cas qu'une seule solution pour elle: la vie active. La Belgique disait elle n'avait pas à assurer l'éducation des français, (résidents légaux et soumis à l'obligation scolaire!!! )

MINARRO Pascale

T'es pas enceinte ?

Lors de l'embauche dans mon premier boulot, le boss m'a félicité mais m'a tout de suite dit : "et pas question de tomber enceinte hein !" Deux ans après, quand je suis venue lui annoncer que je quittais la boite pour un autre boulot, j'ai commencé par dire "j'ai une mauvaise nouvelle car...". Il m'a coupé la parole : "t'es pas enceinte !?"

Catherine

Droit de vote

Jeune adulte, je m’en vais à mon bureau de vote. Il y a une file. Je sors ma convocation de mon sac à mains. Dans mon dos, un homme d’un certain âge se confie à son épouse : « Tiens, les étrangers peuvent voter maintenant ? ». Nous sommes à la fin des années nonante du siècle précédent.

Mauvaise fortune ...

Dans une école secondaire, les enfants dont les parents n’ont pas acquitté les frais scolaires ne reçoivent pas leur journal de classe. De plus, la liste des « mauvais payeurs » est affichée aux valves de l’établissement.

"On veut du porc !"

Une école a décidé de ne pas proposer de porc dans les menus des repas chauds, afin de convenir au plus grand nombre. Des parents se plaignent et exigent que leurs enfants puissent manger du porc à la cantine.

Ca donne quoi le sexisme ordinaire dans la rue ?

Stéréotypes : « On dit que… / Il paraît que… »

Même quand on pense ne pas être discriminant, les préjugés et stéréotypes font partie de nous, de notre quotidien. Ces préjugés et stéréotypes sont le point de départ de la discrimination et du racisme. Le tout est donc d’en prendre conscience et de rester vigilant. Pour cet exercice, il a été demandé aux participants de noter (de façon anonyme) les stéréotypes courants véhiculés au sujet d’une série de « catégories » de gens. Que dit-on généralement de… ? Cette compilation de stéréotypes a servi de base à l’un ou l’autre exercice d’écriture ultérieur.

- Les savants sont distraits. - Les Allemands sont disciplinés.

- les chauffeurs de bus sont des grévistes. - Les chômeurs sont des profiteurs

- Les Français sont chauvins, des racistes, gentils, sympathiques, discriminants avec les gens,

- Les blondes sont bêtes, bêtes, méchantes, méchantes, bêtes, froides en émotions,

- Les Italiens sont bruyants, arnaqueurs, gentils, sociables, aiment les spaghettis, modernes, mafieux, longs,

- Les gros sont gloutons, paresseux, mauvais, gourmands, gourmands, bons,

- Les hommes politiques sont corrompus, disciplinés, des vicieux, menteurs, toujours riches, des menteurs, voleurs,

- Les Roumains sont voleurs, des voleurs, des voleurs, pauvres, voleurs, voleurs, des voleurs,

- Les Noirs sont toujours en retard, forts, de la mafia, sales, forts, gentils, forts, forts,

- Les minces sont top modèles, anorexiques, moches, gourmands, agiles, méchants,

- Les vieux sont lents, bavards, tous calmes, toujours fâchés, fatigués, calmes, bavards, gentils,

- Les jeunes sont paresseux, des toxicomanes, plus rapides, énervants, méchants, comme des fous, « fun », actifs, comme les fous,

- Les roux puent, sont timides, jolis,

- Les policiers sont forts, pourris, racistes, sérieux, les pigeons, très sévères, rigoureux, disciplinés, sérieux, responsables, sérieux, gentils

- Les enfants à lunettes sont intelligents, intelligents, ont quatre yeux, tous intelligents, plus intelligents, intelligents, cassés, agréables, intelligents,

- Les musiciens sont distraits, alcooliques, toujours tristes,

- Les Congolais parlent haut (fort), sont des voleurs,

- Les pauvres sont paresseux, mal éduqués, analphabètes, malchanceux, causent des problèmes, ne sont pas heureux, pleurent

- Les enfants de parents divorcés sont tristes, malheureux, impolis, plus difficiles, désobéissants, distraits, ont besoin de tendresse, désobéissants,

- Les gens qui ont le sida sont toxicomanes, homosexuels, n’ont pas un bon caractère, dangereux, malades, ne sont pas heureux,

- Les gens qui habitent dans les villages sont fermiers, limités, très sociables, plus relax, plus religieux, simples, incultes, très heureux,

- Les gens qui habitent dans les villes sont riches, plus stressés, actifs, ont bon caractère, développés, riches, plus cultivés,

- Les fous sont très gentils

- Les Chinois sont travailleurs, de petite taille, malins, petits, ont le même visage, petits, bizarres, petits,

- Les riches sont radins, des radins, les plus riches du monde, avides, heureux, radins, des gens qui ont peur de perdre leur argent

- Les juifs sont banquiers, radins, des racistes, aussi humains, aussi des gens

Atelier d'écriture La Bobine

Il est de quelle couleur votre modem ?

On m'avait volé mon gsm et je suis allée dans un centre de téléphonie pour faire bloquer ma ligne. A côté de moi, un homme noir de peau essayait de faire régler un problème de modem. L'employé faisait semblant de ne rien comprendre et lui posait des questions du genre "il est de quelle couleur votre modem ?" "Ah bon, il est blanc, ça alors!" Quand cet homme avait le dos tourné il me faisait des clins d'oeil. Comme si le fait d'être blanche faisait forcément de moi une complice...

"La société c'est moi, enjeux de l'égalité et de la diversité à Toulouse"​

Je suis mère de famille

Je suis mère de famille. Je fais mes courses chez le même épicier du quartier depuis des lustres. Régulièrement, celui-ci ne tient pas compte de l’ordre d’entrée dans le magasin. Je suis alors servie après ceux qui sont arrivés après moi dans le magasin.

La recherche d'un logement

La recherche d'un logement pour ma compagne (blanche) et moi (noir) me contraint à rester dans la voiture tandis qu'elle part à la rencontre du propriétaire. L'appartement convient, elle se tourne vers l'homme qui mettait son logement en location pour lui expliquer que je suis belge mais d'origine congolaise. La réplique fuse: "Madame, on ne mélange pas le jazz et la musique classique".